Encore beaucoup d’affluence pour cette Fiesta 2012 qui s’achève sous un climat qui tenait davantage du cercle polaire que de la chaleur des nuits du Grand Sud… Wax Tailor et Shaka Ponk en ont malheureusement fait les frais puisque leurs concerts prévus sous la grande scène extérieure du chapiteau ont été finalement annulés, pour cause de déferlantes. on retiendra de l’édition 2012 les prestations remarquées de Goran Bregovic, qui avec son orchestre des Mariages et Enterrements, a électrisé le public de son folk balkanique, cuivré et frénétique. Les fans de Shurik’n ont pu apprécier la représentation à domicile, plutôt rare, de ce fer de lance du hip hop marseillais, dont le nouvel album, “Tous m’appellent Shu”, est sorti en avril 2012. On retiendra également la fièvre afro-cubaine du maestro latino Ernesto Tito Puentes, qui, du haut de ses 85 ans, nous a délivré avec son big band la caliente cuivrée de son île. Une bonne surprise lors du concert de Deschannel, duo musical électro dont les accents french touch et les intrumentaux vintage nous ont replongé avec nostalgie dans un univers revival des mythiques Air et autres sonorités MoWax. Antibalas était aussi très attendu, un groupe dont le potentiel créatif, énorme, pourrait être davantage exploré et exprimé sur scène afin de dépasser les canons académiques d’un afro-beat à la Fela… Côté Djs, beaucoup de beau monde avec des ambianceurs confirmés comme Rebel et Djel, Bobzilla, Oil et Fred Berthet, tous des habitués des nuits marseillaises ou d’ailleurs, et dont la culture musicale, solide et éclectique, font mouche auprès d’un public novice ou averti. Enfin, pour finir, Mulatu Astatke et la magie de son groove ethio-jazz se passe de commentaires : tout simplement unique et précieux.
La Fiesta, ce n’est pas encore tout-à-fait terminé : pour ceux ou celles qui souhaiteraient encore un peu de rab, qu’ils se rassurent, la soirée de clôture aura lieu le mercredi 31 octobre avec un plateau chargé : Laurent Garnier, Birdy nam nam, Dusty kid, Joris Delacroix, Julian jeweil, N’To, Wankelmut… histoire de terminer cette édition sous le signe d’un électro explosif et décapant.


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